Wednesday, November 19, 2014

Meursault : Les Luttes dans la Réalité pendant L'Enterrement de sa Mère

Meursault : Les Luttes dans la Réalité pendant L'Enterrement de sa Mère

Meursault : Les Luttes dans la Réalité pendant L’Enterrement de sa Mère
le 19 novembre 2014

Camus reflète sa philosophie de l’absurdité dans l’Étranger. Il propose que les gens dans la société et dans leurs vies individuelles n’aient aucun but véritable. Cette expression pessimiste d’humanité est inacceptable pour la plupart des personnes. Puisque les gens ne peuvent pas accepter la possibilité d’une vie sans un but, ils cherchent instinctivement à créer une structure raisonnable et un sens dans leurs vies.

Camus décrit cette recherche inlassable par les individus pour de l’ordre et du but dans la vie comme « l’absurdité, » parce qu’il croit que l'ordre et le but ne peuvent pas être réalisés. L’inévitabilité de mort est le seul résultat de vie. Parce que tous les humains feront face à la mort, toutes les vies sont également vides de sens. Ceux qui peuvent accepter cette absurdité (comme Meursault) peuvent vivre une vie comme la vie se présente.

Tandis que « l’absurdité » n’est pas mentionnée directement dans le roman, les éléments qui soutiennent la philosophie d’absurdité sont clairement représentés. La vie quotidienne de Meursault, ses pensées et son état mental n’ont aucun ordre logique. Le télégramme au début du Chapitre 1 présente Meursault avec de la confusion — Meursault n’est pas sûr quand sa mère est morte. Peut-être que c’était hier ? Le jour exact de sa mort est plus important que les nouvelles de sa mort elle-même.

Il utilise la mort de sa mère comme « une excuse » pour prendre de congé de deux jours. Son patron n’est pas heureux avec sa demande et Meursault lui explique que « ce n’était pas de ma faute » qu’elle est morte. Meursault, pense-t-il que son patron lui accuse de la mort de sa mère?.

"Après que l'enterrement est « officiel » et je suis de retour à travailler, mon patron exprimera ses condoléances," a-t-il pensé.

« Ce n’était pas de ma faute, » explique-t-il.

Un élément de la philosophie de Camus est présenté partout dans le livre par des exemples des gens qui s’observent constamment et qui fait sans cesse des remarques aux activités qui les entourent. Camus nous révèle que ces moments de l’observation indiquent que les gens cherchent sans succès pour un sens et un but pour leurs vies.

Avant le départ d’Alger à Marengo, il prend son déjeuner Chez Céleste. Au lieu d’être consolé par Céleste quand elle dit, « Vous avez seulement une mère, » Meursault répond à sa sympathie avec un manque d’intérêt et d’indifférence. La sympathie de Céleste est ennuyeuse à Meursault, comme elle retarde son départ à Marengo.

Partout dans le roman, Meursault se retire de les petites mécontentements de sa vie — il dort, il ferme ses oreilles aux conversations qui deviennent rapidement ennuyeuses, et il s'échappe en ses propres pensées. Il dort pendant le voyage à Marengo pour échapper de la lumière éblouissante du soleil, du mouvement du bus, de l'odeur d'essence et de la conversation du soldat à côté de lui. Meursault préfère son existence dans son propre monde.

Le directeur (qui représente « la société » à l’asile) rassure Meursault qu’il ne doit pas se sentir coupable qu’il a déplacé sa mère dans l’asile.

« Elle était plus heureuse là et elle avait des amis qui étaient de son même âge, » continue-t-il.

Tandis que Meursault est d’accord avec les assurances du directeur, il donne l’impression d’être un auditeur, pas un participant, dans la conversation.

Peut-être que la plupart des enfants feraient un effort de rendre une visite à leur mère à l'asile parce que la plupart des enfants seraient motivés par les espérances de la société. Meursault, cependant, avoue qu’il n’a pas rendu des visites à sa mère à cause de les dérangements personnels. Il se plaint que de tels voyages exigent tout de son dimanche: il faut chercher le bus, acheter un billet et passer quatre heures de voyager entre Marengo et Alger.


La bière est fermée quand ils entrent dans la mortuaire. Le gardien de l’asile est étonné que Meursault ne veut pas ouvrir la bière pour voir sa mère. Meursault ne peut pas lui expliquer pourquoi il ne le veut pas et il écarte la critique apparente du gardien en lui expliquant, « Je ne sais pas. »

Le temps chaud à Alger exige l'enterrement rapide des morts qui raccourcit grandement le temps que Meursault doit rester à Marengo. Le directeur indique que chez lui à Paris, la période de deuil dure presque une semaine. Il est certain que Meursault est heureux que sa interaction avec « l’événement à Marengo » ne dure que deux jours.

La brillance du soleil défie Meursault pendant le cortège funèbre de l’asile au site d’enterrement dans le village. Le directeur bavarde avec Meursault pendant la promenade épuisante. Le protagoniste révèle encore une fois son indifférence à la vie de sa mère quand il avoue qu’il ne peut pas se rappeler son âge et qu’il est étonné qu’elle avait un copain.

La chaleur du soleil est oppressante et enfin le cortège funèbre atteint le site d’enterrement dans le village. Quelques lecteurs suggèrent que le soleil et la lumière blanche et brillante soient les symboles de l’esprit de sa mère qui essaye de parler à la conscience de son fils. Cette interaction spirituelle qui arrive partout dans le roman n’atteint jamais la conscience de Meursault. Partout dans le livre le soleil et les lumières brillantes résultent en douleurs intenses et en souffrance physique pour Meursault. Meursault se réfugie de ces douleurs avec du sommeil, des cigarettes, du vin et plus tard dans son histoire, du sexe et du meurtre.

La scène d’enterrement est une floue de réalité pour Meursault. Le temps est extrêmement chaud et Meursault voit les événements comme dans un rêve. Il se rappelle seulement la brillance du soleil — Est-ce que c’est la dernière tentative de sa mère d’influencer la conscience de son fils ? — et le sol orange qui couvre la bière. Meursault se réveille de nouveau de sa pantomime de rêve quand il se trouve sur le bus en route à Alger et à son appartement.

Le vide calme de sommeil lui aidera à oublier les événements à Marengo. Peut-être que le sommeil est la drogue que Meursault doit prendre pour se remettre de sa coexistence obligatoire avec la société à Marengo et sécuriser son personnage comme « l’Étranger ».


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