Friday, November 28, 2014

« Les observateurs » font-ils des contributions positives ou négatives à la société ?
Russ Norris  11/28/2014

L’entrée Numéro 4 de Blog —
la Reprise du travail, le Voisin qui bat son chien, et son nouveau Copain, le Souteneur

Pour Meursault lundi matin commence la semaine « comme d’habitude » sauf il n’a plus sa mère dans le cadre de sa conscience. Meursault doit éviter de discuter les obsèques de sa mère ou quoi que ce soit de la vie de sa mère. Il semble fonctionner normalement à son travail et dans sa vie quotidienne avec son collègue Emmanuel et avec Salamano, son voisin, qui bat et jure constamment à son chien. Meursault entre dans une nouvelle lien — comme «  copain » — avec un voisin, Raymond, quand il écrit une lettre pour Raymond. Raymond espère que la lettre convainque sa maîtresse de retourner « à une vie comme d’habitude chez lui. »

Son patron est heureux que Meursault reprend au travail.

« Quel âge a-t-elle? » son patron demande-t-il.

Meursault n’est pas sûr de son âge; pour ne pas faire une erreur il dit qu’elle a « à peu près de soixante ans. » Meursault change rapidement le sujet de l’enterrement de sa mère et il rejoint son collègue Emmanuel pour le déjeuner Chez Céleste. Il boit trop de vin au déjeuner et, comme c’est la coutume en Algérie, il retourne chez lui pour une heure de sommeil avant le retour de son bureau.

En retournant à son appartement il rencontre Salamano, son voisin, qui promène son chien. Salamano bat et jure au chien constamment comme il le tire brusquement le long de la rue. Le vieux chien souffre d’une infection grave de gale. Il semble qu’il n’y a aucune affection entre le maître et son chien, comme Salamano manipule le chien pour faire ce qu’il veut. Meursault observe que le vieux chien et son vieux maître partagent une ressemblance saisissante --leurs corps sont beaucoup irrités, leurs peau sont fêlées et croûteuses, et tous les deux sont en train de perdre le cheveu ou la fourrure.

Il faut remarquer que Meursault décrit seulement Salamano et son chien comme vieux et souffrantes. Ses commentaires ne jugent pas leurs conditions et leurs activités.

Meursault rencontre un autre voisin, Raymond Sintès, qui est aussi sur la route de son appartement. Raymond fait une surprise à Meursault avec une invitation au dîner de saucisses chez lui. Comme son métier, Raymond prétend qu’il est « une garde d’entrepôt » mais en réalité il est souteneur.

Après Meursault consent à devenir « un copain » de Raymond, Raymond demande du conseil de Meursault d’un problème avec sa maîtresse. Il avoue qu’il l’a battue après elle était coupable d’infidélité. Sa maîtresse quitte Raymond, et son frère, qui Camus décrit comme « Arabe », fait un retour chez Raymond pour du combat personnel. Le combat aboutit à la blessure de l’Arabe et un coup de couteau au visage de Raymond. Les deux hommes restent très fâchés avec l'un l'autre après leur combat.

Raymond a toujours une attraction forte à sa maîtresse et il espère qu'il puisse la garder, mais il doit aussi la punir pour son infidélité. Raymond croit que s’il lui écrit une lettre qui fait son sens désolée de son infidélité qu’elle lui reviendra. Cependant, la lettre doit être écrite avec tact pour ne pas la rendre fâchée. Raymond pense qu’âpres elle lit la lettre elle lui revient. Le plan de Raymond de reprendre la charge de son lien avec sa maîtresse est de faire l'amour avec elle et cracher ensuite dans le visage.

Raymond est curieux comment Meursault voit ses problèmes et son plan global de regagner sa maîtresse. Meursault n’a pas d’avis ferme sur la situation avec la maîtresse de Raymond; il trouve seulement que la situation est « intéressante ». Meursault n’est pas sûr si elle doive être punie. Cependant, Meursault reconnaît que si Raymond pense qu’elle devrait être punie qu’elle devrait probablement être punie.

Malheureusement Raymond ne peut pas écrire une telle lettre et il demande à l’aide de Meursault. Meursault consent à écrire la lettre. Raymond est très heureux avec la lettre et il demande à Meursault de le lire en haute voix plusieurs fois. Meursault est entre deux verres après qu’il boit plus d’un litre de vin, et il quitte son nouveau « copain » pour son appartement. Comme il entre dans son appartement il entend le chien de Salamano qui crie comme le résultat du traitement sauvage de son maître.

Plus ça change, plus c’est la même chose.

Meursault et Raymond ont des agendas différents pour la vie. Le personnage de Raymond est aussi indifférent à la vie que Meursault, mais leurs moralités individuelles sont très différentes. Raymond se concentre sur l’activité « immorale » — il bat sa maîtresse, il a du combat avec le frère de sa maîtresse (l'Arabe), il a une profession douteuse comme souteneur et il est fortement manipulateur dans la réalisation de ses objectifs. Raymond « semble » être un nouveau copain à Meursault, mais en réalité Raymond manipule Meursault dans l'écriture de la lettre à sa maîtresse.

Est-ce que les vrais copains se manipulent?

Raymond fait Meursault copain, mais il réalise cette nouvelle amitié par la manipulation. Peut-être que Meursault ne se rend pas compte que Raymond lui manipule, mais il accepte la manipulation comme une partie « normale » du monde qui se présente. Le personnage de Meursault est cohérent même quand des autres profitent de leurs approches à la vie comme il se présente.

À d’autre part Meursault est un personnage « amoral » dans lequel il ne fait jamais de jugements sur les actions d’entre les autres. Il ne questionne jamais les actions des autres, il ne catégorise jamais des actions d’entre des autres comme appropriés, inopportunes, vraies ou faux, bonnes ou mauvaises. Il observe seulement le comportement d’entre des autres autour de lui comme une partie de vie « normale » qui se lui présente.

Peut-être qu'il est une bonne chose quand on vit la vie comme observateur — comme Meursault . Est-ce qu’il n’est pas possible qu’une personne qui vit la vie comme observateur peut influencer négativement sur les vies des autres ? Est-ce que c'est mieux pour la société si on ne vit que sa vie comme « observateur » ou non? Si une personne n’a aucun impact négatif sur la société, est-ce que ça signifie-t-elle qu’il fait un impact positif sur la société ?

Des blogs futurs se concentreront sur le personnage et les actions de Meursault pour comprendre si Meursault est un "jouer" ou un "non-jouer" dans la société; ça veut dire, "Est-ce qu’il joue un rôle positive or un rôle négative dans la société."

Jusqu’à ce que ce moment dans le roman, Meursault ne vit sa vie principalement comme un observateur. Ce lecteur pense que Meursault ne fasse pas des influences ni positives ni négatives sur la société. Sans aucun doute, la vie de Meursault doit être plus importante pour la société que les vies des personnes qui contribuent négativement à la société — par exemple, des voleurs, des meurtriers, des maîtres-chanteurs, des violeurs d’enfants, etc


Il faut attendre des chapitres futurs. 

Sunday, November 23, 2014

La Première Journée après l’Enterrement de sa Mère :

Blog Numéro 3 (Chapitre 3) Russ Norris

L’Étranger
La Première Journée après l’Enterrement de sa Mère :
Meursault nage à une plage publique où il rencontre par hasard une connaissance précédente, Marie Cardona. Elle a précédemment travaillé comme dactylo dans son bureau. Il pense qu’elle est belle et ils passent l'après-midi flirtent joyeusement l’un à l’autre. Meursault aide la montée de Marie sur un flot et il s’élève à côté d’elle et pose sa tête sur son estomac. Il lève les yeux au ciel bleu et s’assoupit pour dormir comme il écoute le battement doux, rythmique de son cœur.

Ils nagent ensemble et aiment la mer et le ciel. Leurs flirtations confirment des moments heureux ensemble. Meursault et Marie passent la soirée au cinéma en s’amusant un film avec Fernandel qui est une des stars de cinéma préférées de Marie. Meursault pense qu’il y a des parties du film qui sont drôles et des autres parties qui sont un peu stupides. Tout compte fait, cependant, il a une soirée merveilleuse avec Marie. Après le film elle est très étonnée d’apprendre que la mère de Meursault a été enterrée juste un jour plus tôt. Cependant, sa surprise de l’enterrement est rapidement oubliée et elle passe la nuit à son appartement

Le lendemain matin Meursault est ennuyé que Marie est partie avant qu’il ne se réveille, mais il se rappelle qu’elle rend une visite chez la tante. Il passe toute la matinée dans le lit, fouillant dans les draps et les taies d’oreiller pour l’odeur de parfum délicieux de Marie qu’il se rappelle de leur nuit ensemble. Bien qu’il ait faim il évite d’aller chez Céleste pour le déjeuner comme d’habitude parce qu’il ne veut pas rencontrer les gens qui demande de sa mère et les détails de son enterrement. Midi il sort du lit, mange son déjeuner sur son balcon et fume des cigarettes comme il observe les gens qui marchent dans la rue ci-dessous.

Le temps est beau, bien que de temps en temps quelques nuages obscurcissent le ciel. Meursault prépare son dîner et pense à lui-même qu’un autre dimanche est fini. Il pense que ce dimanche est un dimanche comme tous les autres. Demain il reprend le travail, rien n’aura changé et la vie continue comme d’habitude.

Comme l'auteur a exploré dans un blog précédent, Meursault donne au lecteur un signal très clair qu’il est fils impitoyable quand il ne peut pas exprimer la tristesse pour la mort de sa mère. « Le confort de la Société » pour son chagrin l’ennuie — comme le confort qui est exprimé par ses connaissances, son patron et particulièrement par Céleste.

"Ce n’est pas de ma faute (que je ne vois pas la mort de ma mère comme une partie de l'universalité de société)!" doit-il penser.

Le jour après sa mère est enterrée, Meursault peut s’amuser bien la plage, il rencontre Marie par hasard, il assiste à un film stupide et il fait l’amour. Il peut continuer sa vie « comme d’habitude » parce qu’il n’a pas besoin d’une vue raisonnable du monde pour vivre.

Le lecteur doit admirer la cohérence du personnage de Meursault dans le roman. Il peut vivre sa vie comme la vie se présente même avec les défis interminables du monde qui lui forcent à accepter les attitudes de société. Meursault n’a pas besoin du même ordre raisonnable dans sa vie comme les gens autour de lui. L’ordre raisonnable dans sa vie est simplement la vie comme la vie se lui présente.

Les interactions de Meursault avec le monde physique sont essentielles pour sa vie — par exemple, les mélanges insupportables d’odeurs et le bruit sur le bus en route à Marengo, la chaleur oppressante pendant le cortège à l'enterrement et maintenant son interaction avec Marie sur la plage. Il avoue qu' « elle est belle. » Cependant il ne partage rien d’elle qui décrit le lecteur qu’elle est belle. Tandis qu’il décrit son attirance physique pour Marie, il nous dit peu de sa personnalité.

L'attitude plutôt gaie de Meursault avec Marie sur le flot donne l’impression qu’il est vraiment heureux. En réalité il est heureux, mais son bonheur est à cause de sa communion avec des aspects physiques de son environnement : le battement rythmique du cœur de Marie, le confort de son corps, le beau ciel, le soleil qui le réchauffe doucement dans le sommeil et le roulement doux de la mer.


Si la vie de Meursault est guidée par une religion, sa religion doit tirer de sa dépendance aux interactions physiques avec « des choses » et des autres personnes dans la société.

Wednesday, November 19, 2014

Meursault : Les Luttes dans la Réalité pendant L'Enterrement de sa Mère

Meursault : Les Luttes dans la Réalité pendant L'Enterrement de sa Mère

Meursault : Les Luttes dans la Réalité pendant L’Enterrement de sa Mère
le 19 novembre 2014

Camus reflète sa philosophie de l’absurdité dans l’Étranger. Il propose que les gens dans la société et dans leurs vies individuelles n’aient aucun but véritable. Cette expression pessimiste d’humanité est inacceptable pour la plupart des personnes. Puisque les gens ne peuvent pas accepter la possibilité d’une vie sans un but, ils cherchent instinctivement à créer une structure raisonnable et un sens dans leurs vies.

Camus décrit cette recherche inlassable par les individus pour de l’ordre et du but dans la vie comme « l’absurdité, » parce qu’il croit que l'ordre et le but ne peuvent pas être réalisés. L’inévitabilité de mort est le seul résultat de vie. Parce que tous les humains feront face à la mort, toutes les vies sont également vides de sens. Ceux qui peuvent accepter cette absurdité (comme Meursault) peuvent vivre une vie comme la vie se présente.

Tandis que « l’absurdité » n’est pas mentionnée directement dans le roman, les éléments qui soutiennent la philosophie d’absurdité sont clairement représentés. La vie quotidienne de Meursault, ses pensées et son état mental n’ont aucun ordre logique. Le télégramme au début du Chapitre 1 présente Meursault avec de la confusion — Meursault n’est pas sûr quand sa mère est morte. Peut-être que c’était hier ? Le jour exact de sa mort est plus important que les nouvelles de sa mort elle-même.

Il utilise la mort de sa mère comme « une excuse » pour prendre de congé de deux jours. Son patron n’est pas heureux avec sa demande et Meursault lui explique que « ce n’était pas de ma faute » qu’elle est morte. Meursault, pense-t-il que son patron lui accuse de la mort de sa mère?.

"Après que l'enterrement est « officiel » et je suis de retour à travailler, mon patron exprimera ses condoléances," a-t-il pensé.

« Ce n’était pas de ma faute, » explique-t-il.

Un élément de la philosophie de Camus est présenté partout dans le livre par des exemples des gens qui s’observent constamment et qui fait sans cesse des remarques aux activités qui les entourent. Camus nous révèle que ces moments de l’observation indiquent que les gens cherchent sans succès pour un sens et un but pour leurs vies.

Avant le départ d’Alger à Marengo, il prend son déjeuner Chez Céleste. Au lieu d’être consolé par Céleste quand elle dit, « Vous avez seulement une mère, » Meursault répond à sa sympathie avec un manque d’intérêt et d’indifférence. La sympathie de Céleste est ennuyeuse à Meursault, comme elle retarde son départ à Marengo.

Partout dans le roman, Meursault se retire de les petites mécontentements de sa vie — il dort, il ferme ses oreilles aux conversations qui deviennent rapidement ennuyeuses, et il s'échappe en ses propres pensées. Il dort pendant le voyage à Marengo pour échapper de la lumière éblouissante du soleil, du mouvement du bus, de l'odeur d'essence et de la conversation du soldat à côté de lui. Meursault préfère son existence dans son propre monde.

Le directeur (qui représente « la société » à l’asile) rassure Meursault qu’il ne doit pas se sentir coupable qu’il a déplacé sa mère dans l’asile.

« Elle était plus heureuse là et elle avait des amis qui étaient de son même âge, » continue-t-il.

Tandis que Meursault est d’accord avec les assurances du directeur, il donne l’impression d’être un auditeur, pas un participant, dans la conversation.

Peut-être que la plupart des enfants feraient un effort de rendre une visite à leur mère à l'asile parce que la plupart des enfants seraient motivés par les espérances de la société. Meursault, cependant, avoue qu’il n’a pas rendu des visites à sa mère à cause de les dérangements personnels. Il se plaint que de tels voyages exigent tout de son dimanche: il faut chercher le bus, acheter un billet et passer quatre heures de voyager entre Marengo et Alger.


La bière est fermée quand ils entrent dans la mortuaire. Le gardien de l’asile est étonné que Meursault ne veut pas ouvrir la bière pour voir sa mère. Meursault ne peut pas lui expliquer pourquoi il ne le veut pas et il écarte la critique apparente du gardien en lui expliquant, « Je ne sais pas. »

Le temps chaud à Alger exige l'enterrement rapide des morts qui raccourcit grandement le temps que Meursault doit rester à Marengo. Le directeur indique que chez lui à Paris, la période de deuil dure presque une semaine. Il est certain que Meursault est heureux que sa interaction avec « l’événement à Marengo » ne dure que deux jours.

La brillance du soleil défie Meursault pendant le cortège funèbre de l’asile au site d’enterrement dans le village. Le directeur bavarde avec Meursault pendant la promenade épuisante. Le protagoniste révèle encore une fois son indifférence à la vie de sa mère quand il avoue qu’il ne peut pas se rappeler son âge et qu’il est étonné qu’elle avait un copain.

La chaleur du soleil est oppressante et enfin le cortège funèbre atteint le site d’enterrement dans le village. Quelques lecteurs suggèrent que le soleil et la lumière blanche et brillante soient les symboles de l’esprit de sa mère qui essaye de parler à la conscience de son fils. Cette interaction spirituelle qui arrive partout dans le roman n’atteint jamais la conscience de Meursault. Partout dans le livre le soleil et les lumières brillantes résultent en douleurs intenses et en souffrance physique pour Meursault. Meursault se réfugie de ces douleurs avec du sommeil, des cigarettes, du vin et plus tard dans son histoire, du sexe et du meurtre.

La scène d’enterrement est une floue de réalité pour Meursault. Le temps est extrêmement chaud et Meursault voit les événements comme dans un rêve. Il se rappelle seulement la brillance du soleil — Est-ce que c’est la dernière tentative de sa mère d’influencer la conscience de son fils ? — et le sol orange qui couvre la bière. Meursault se réveille de nouveau de sa pantomime de rêve quand il se trouve sur le bus en route à Alger et à son appartement.

Le vide calme de sommeil lui aidera à oublier les événements à Marengo. Peut-être que le sommeil est la drogue que Meursault doit prendre pour se remettre de sa coexistence obligatoire avec la société à Marengo et sécuriser son personnage comme « l’Étranger ».


Meursault : Les Luttes dans la Réalité pendant L'Enterrement de sa Mère

Meursault : Les Luttes dans la Réalité pendant L'Enterrement de sa Mère
le 19 novembre 2014

Camus reflète sa philosophie de l’absurdité dans l’Étranger. Il propose que les gens dans la société et dans leurs vies individuelles n’aient aucun but véritable. Cette expression pessimiste d’humanité est inacceptable pour la plupart des personnes. Puisque les gens ne peuvent pas accepter la possibilité d’une vie sans un but, ils cherchent instinctivement à créer une structure raisonnable et un sens dans leurs vies.

Camus décrit cette recherche inlassable par les individus pour de l’ordre et du but dans la vie comme « l’absurdité, » parce qu’il croit que l'ordre et le but ne peuvent pas être réalisés. L’inévitabilité de mort est le seul résultat de vie. Parce que tous les humains feront face à la mort, toutes les vies sont également vides de sens. Ceux qui peuvent accepter cette absurdité (comme Meursault) peuvent vivre une vie comme la vie se présente.

Tandis que « l’absurdité » n’est pas mentionnée directement dans le roman, les éléments qui soutiennent la philosophie d’absurdité sont clairement représentés. La vie quotidienne de Meursault, ses pensées et son état mental n’ont aucun ordre logique. Le télégramme au début du Chapitre 1 présente Meursault avec de la confusion — Meursault n’est pas sûr quand sa mère est morte. Peut-être que c’était hier ? Le jour exact de sa mort est plus important que les nouvelles de sa mort elle-même.

Il utilise la mort de sa mère comme « une excuse » pour prendre de congé de deux jours. Son patron n’est pas heureux avec sa demande et Meursault lui explique que « ce n’était pas de ma faute » qu’elle est morte. Meursault, pense-t-il que son patron lui accuse de la mort de sa mère?.

"Après que l'enterrement est « officiel » et je suis de retour à travailler, mon patron exprimera ses condoléances," a-t-il pensé.

« Ce n’était pas de ma faute, » explique-t-il.

Un élément de la philosophie de Camus est présenté partout dans le livre par des exemples des gens qui s’observent constamment et qui fait sans cesse des remarques aux activités qui les entourent. Camus nous révèle que ces moments de l’observation indiquent que les gens cherchent sans succès pour un sens et un but pour leurs vies.

Avant le départ d’Alger à Marengo, il prend son déjeuner Chez Céleste. Au lieu d’être consolé par Céleste quand elle dit, « Vous avez seulement une mère, » Meursault répond à sa sympathie avec un manque d’intérêt et d’indifférence. La sympathie de Céleste est ennuyeuse à Meursault, comme elle retarde son départ à Marengo.

Partout dans le roman, Meursault se retire de les petites mécontentements de sa vie — il dort, il ferme ses oreilles aux conversations qui deviennent rapidement ennuyeuses, et il s'échappe en ses propres pensées. Il dort pendant le voyage à Marengo pour échapper de la lumière éblouissante du soleil, du mouvement du bus, de l'odeur d'essence et de la conversation du soldat à côté de lui. Meursault préfère son existence dans son propre monde.

Le directeur (qui représente « la société » à l’asile) rassure Meursault qu’il ne doit pas se sentir coupable qu’il a déplacé sa mère dans l’asile.

« Elle était plus heureuse là et elle avait des amis qui étaient de son même âge, » continue-t-il.

Tandis que Meursault est d’accord avec les assurances du directeur, il donne l’impression d’être un auditeur, pas un participant, dans la conversation.

Peut-être que la plupart des enfants feraient un effort de rendre une visite à leur mère à l'asile parce que la plupart des enfants seraient motivés par les espérances de la société. Meursault, cependant, avoue qu’il n’a pas rendu des visites à sa mère à cause de les dérangements personnels. Il se plaint que de tels voyages exigent tout de son dimanche: il faut chercher le bus, acheter un billet et passer quatre heures de voyager entre Marengo et Alger.

La bière est fermée quand ils entrent dans la mortuaire. Le gardien de l’asile est étonné que Meursault ne veut pas ouvrir la bière pour voir sa mère. Meursault ne peut pas lui expliquer pourquoi il ne le veut pas et il écarte la critique apparente du gardien en lui expliquant, « Je ne sais pas. »

Le temps chaud à Alger exige l'enterrement rapide des morts qui raccourcit grandement le temps que Meursault doit rester à Marengo. Le directeur indique que chez lui à Paris, la période de deuil dure presque une semaine. Il est certain que Meursault est heureux que sa interaction avec « l’événement à Marengo » ne dure que deux jours.

La brillance du soleil défie Meursault pendant le cortège funèbre de l’asile au site d’enterrement dans le village. Le directeur bavarde avec Meursault pendant la promenade épuisante. Le protagoniste révèle encore une fois son indifférence à la vie de sa mère quand il avoue qu’il ne peut pas se rappeler son âge et qu’il est étonné qu’elle avait un copain.

La chaleur du soleil est oppressante et enfin le cortège funèbre atteint le site d’enterrement dans le village. Quelques lecteurs suggèrent que le soleil et la lumière blanche et brillante soient les symboles de l’esprit de sa mère qui essaye de parler à la conscience de son fils. Cette interaction spirituelle qui arrive partout dans le roman n’atteint jamais la conscience de Meursault. Partout dans le livre le soleil et les lumières brillantes résultent en douleurs intenses et en souffrance physique pour Meursault. Meursault se réfugie de ces douleurs avec du sommeil, des cigarettes, du vin et plus tard dans son histoire, du sexe et du meurtre.

La scène d’enterrement est une floue de réalité pour Meursault. Le temps est extrêmement chaud et Meursault voit les événements comme dans un rêve. Il se rappelle seulement la brillance du soleil — Est-ce que c’est la dernière tentative de sa mère d’influencer la conscience de son fils ? — et le sol orange qui couvre la bière. Meursault se réveille de nouveau de sa pantomime de rêve quand il se trouve sur le bus en route à Alger et à son appartement.

Le vide calme de sommeil lui aidera à oublier les événements à Marengo. Peut-être que le sommeil est la drogue que Meursault doit prendre pour se remettre de sa coexistence obligatoire avec la société à Marengo et sécuriser son personnage comme « l’Étranger ».


Monday, November 17, 2014

L'Etranger: La Premiere Phrase du Roman

Qu’est-ce ça veut dire ?: Aujourd'hui maman est morte.
Il y a cinquante-cinq ans j'ai lu L’Étranger pendant ma première année à Vanderbilt. Je n'avais jamais lu un roman français et L’Étranger était une lutte infinie. Tous les étudiants étaient plus avancés en français que moi et ils étaient certainement plus sophistiqués dans les expériences culturelles de la vie que moi. Je voyais moi-même comme un Sisyphe qui luttais pour atteindre la cime de la montagne de compréhension sans succès.

Quoi qu'il en soit, pendant 55 ans, je n'ai jamais oublié c'est toutes premières lignes de ce roman.

«Aujourd'hui maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile: Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingues. Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier."»

Ce paragraphe prépare clairement le lecteur pour l'indifférence de Meursault vers la société. La plupart des personnes savent précisément quand leur mère est morte et ils se rappellent la date avec beaucoup de tristesse et d’émotion. Cependant, Meursault n’est pas sûr quand sa mère est morte et en fait, quand elle est morte n’est pas important pour lui. Il ne montre aucune émotion. Comme le roman continue, Meursault nous rappelle que la mort de sa mère n’est pas accueilli parce que sa mort place une interjection de la réalité qui défie son indifférence envers la société.

Le vrai sens de la première phrase « Aujourd'hui maman est morte » est essentielle aux non-francophones qui lisent ce roman. La traduction correcte de cette phrase est extrêmement importante de décrire précisément le caractère de Meursault et ses actions partout le roman. Avec cette ligne qui est simple en langue mais complexe en idées, Camus donne le ton qui est dû au caractère de Meursault et prépare le terrain pour une compréhension plus clair de ses actions partout le roman.

Mais que cette ligne d'ouverture signifie-t-elle vraiment ? Si Camus avait écrit « Aujourd'hui ma mère est morte, » il suggérerait que Meursault ait un attachement émotionnel à sa mère qu'il n'avait pas clairement. Sa mère n’avait aucune compréhension de la façon de montrer l'affection à son fils. Camus a cultivé en haut le désir pour son affection.

Si Camus avait écrit "Aujourd'hui mommie est morte" il suggérerait une admiration enfantine imprécise et une affection pour sa mère qui n'a pas existé. L'utilisation de "mommie" suggère un enfant qui parlait comme le narrateur. La voix d'un enfant causerait que le lecteur sent de la sympathie et de la pitié pour Meursault. La sympathie et la pitié sont les descriptions étrangères du personnage de Meursault.

Le mot français "maman" occupe un point intellectuel à mi-chemin entre «la mommie"» et « la mère ». L'utilisation de « maman » élimine la possibilité de pitié que le lecteur aurait pour Meursault et « maman » démontre qu'il n'avait pas de relation personnelle avec sa « mère ».

Il me semble aussi que « maman » mette sa mère dans le centre de la vie de Meursault dans une façon qui est en accord avec le point de vue de Camus. Le mot « maman » n'a pas de bagages émotionnels qui feraient un défi dangereux à l’indifférence de Meursault envers la société.

Il est extrêmement important d'avoir la meilleure traduction de la ligne d’ouverture du roman, comme la perte de sa mère conduit les actions du roman à la toute fin. La perte de sa mère met Meursault entre sa capacité de vivre pour aujourd'hui — sa litanie — et sa reconnaissance d'un temps où la mort viendra et il n’y aura plus d’aujourd’hui.

« Aujourd’hui maman est morte» veut dire « Maman died today. »